jeudi 25 août 2011

On ne naît pas mère, on le devient!

Voilà le mot "maternité" qui entre dans ma tête.

Est-ce que toutes ces 15 dernières années, je pensais qu'un jour, je les passerais à la maison, à m'occuper de mes enfants? Ma réponse est non. Pourtant, c'est ce qui s'est passé.

Il n'y a rien qui arrive pour rien, me direz-vous. Il y a toujours une raison que l'on ne comprend pas toujours tout de suite.

Au départ, il faut dire que je savais que j'aurais beaucoup d'enfants.

J'en voulais 13 ou 14 avec un docteur comme conjoint pour qu'il puisse payer. Dans ce plan, j'avais une nounou et je travaillais. Je sais pas encore à quoi. Je me rappel que j'avais fait ce plan en rentrant à la maison après ma journée d'école. J'étais en secondaire 5.

J'ai commencé à vraiment devenir mère de famille à mon troisième enfant. J'ai fait de mon mieux avec les deux premières et c'est celui du milieu qui en a profité, ou bien, c'est moi qui a commencé à apprécier l'échange ultime dans la relation d'apprentissage mère-enfants? Il a profité de mon expérience et de mon amour. J'ai profité de doux moments et d'apprentissages brutaux (je pense au moment où l'enfant nous renvoie en pleine face un reflet non brillant de nous-même, mais ça, c'est encore une autre histoire). Les plus vieilles en profitaient déjà, sans m'en apercevoir. Quand j'y pense, je suis loin d'avoir raté mon coup en faisant de mon mieux. Ma plus vieille est très autonome et efficace dans ses choix. Ma deuxième réalise quelqu'un des ses rêves.

Mon troisième fait de qu'il faut pour être bien. Ma quatrième, qui est encore très jeune,  est surprenante à son tour pour toutes les choses qu'elle a déjà comprises. Quand je suis avec ma petite dernière, là, maintenant, c'est tellement mieux. Nous en profitons toutes les deux parce que les beaux moments sont appréciés sur le champ, comme le train qui passe.

Tout ça pour dire que mon cœur a changé. Je suis devenue une maman pour la vie et j'en suis gratifiée.

Ma mère à moi m'a déjà dit qu'on devient une mère quand la vie nous confie un enfant dans les bras. Pour ma part, la transformation c'est faite dans la réalisation. Un jour de fête des mères, durant laquelle je n'oublie jamais ma maman à moi, j'ai reçu un bonne fête de vive voix d'un ami. J'ai répondu que c'était pas ma fête (je pensais à mon anniversaire), très surprise. Pourtant, tu es maman, non?

J'avais mon troisième enfant dans les bras...

mardi 12 juillet 2011

Oui, j'ai écrit ça!

J'ai écrit ça en décembre 2007. Je veux écrire depuis un bon bout de temps. C'est évident. J'ai fait un copier-coller. C'est difficile de prendre le temps de changer d'ordinateur et de comprendre tous les logiciels. Mon ordinateur est changé depuis 2009 et j'ai transformé les fichiers hier soir... Fallait que je sois en vacance. Fallait que je prenne le temps. D'ailleurs, j'en profite pour enlever de la poussière, finir le fameux escalier, peindre la cuisine et préparer la tante roulotte. Voici ce que j'ai écrit:

Résultat de caméra prêtée à numéro 5
5 décembre 2007
  Voilà. On a eu l’idée d’écrire.
  J’ai reçu un téléphone de ma meilleure copine, ce matin.
  Pourquoi c’est ma meilleure copine?
  Je peux lui dire n’importe quoi. Elle ne me jugera pas. Elle ne me critiquera pas. Elle peut me dire son opinion et je le prendrai avec le questionnement de la personne qui veut devenir meilleure. J’aime tout lui raconter. J’aime ses répliques. J’aime les moments où je sens qu’elle est septique. Puis on rit. On rit de comment on est ridicule.
     Voilà.
     J’ai de l’admiration pour elle. Elle a élevé un enfant toute seule. Son fils qui a actuellement 16 ans. Elle a rencontré son mari avec qui elle a clairement exposé ce qu’elle voulait de la vie et il a embarqué dans son aventure. L’aventure de vivre à deux. Ils ont maintenant 3 garçons de plus. Ils ont 5, 3 et 1 ans. 
     J’ai bien ri ce matin quand nous avons terminé notre conversation téléphonique qui “enlumière” ma journée. Pour moi, la génétique à décider, je fais des filles. Pour elle, la génétique a décidé, elle fait des garçons. À la fin de la conversation téléphonique, je lui ai dit tout bonnement: “On synchronise notre prochain bébé et on l’échange!”. On s’est demandé si nos connaissances et notre famille s’en apercevraient autours de nous, un jour...
  Elle a la peau noire comme l’ébène. La mienne est blanche comme de la neige.
  On a raccroché toutes les deux avec un rire au éclat. Quel beau début de journée.

samedi 11 juin 2011

Commencer mal???

Fin de semaine qui commence mal. C'est vrai, c'est un jugement hâtif. Par contre, je me retrouve, avec ce qui c'est passer vendredi matin, à de plus en plus, croire en la bonté du monde. Est-ce que j'ai une bonne étoile? Et puis, c'est dans le malheur que les solutions arrivent bien mieux qu'on pense.

Je suis rentré, la vieille, de ma journée de travail en me disant qu'il fallait que je mette du diesel dans ma Jetta en soirée. J'ai un petit conseil pour vous: quand vous pensez à faire une chose comme ça, faites le tout de suite. C'est le pétrin qui le rappel et il arrive vite...

Je n'y ai pas été jeudi soir et je me suis dit que je le ferais au matin. J'ai oublié. J'ai manqué de diesel au kilomètre 622.25 de l'autoroute. Prise de panique, je me range sur le côté en mettant la voiture au neutre, les clignotants de sécurité et je ralentis en collant la droite jusqu'au gravier. Je me demande ce que je vais faire. J'aime l'aventure. C'est vrai. Les occasions de panne sont toujours une aventure mais celle-là, je ne la trouvait pas drôle. Je dois l'admettre, il y a des jours où mes neurones ne sont pas branchés et je dois être au travail à 8h30.

J'ai pensé appeler mon amoureux. Je me suis rappelé mon ancien qui me disait de me débrouiller et qui me regardait en riant. Mais non. Il me dit qu'il va me rappeler dans 5 minutes avec une solution. J'attend son appel. Je décide de corriger des copies que j'avais avec moi de la veille. Mon chum me rappel. Au bout des ondes radios, j'entends: " Chérie, une remorqueuse s'en vient avec du diesel et j'ai demandé qu'il sache redémarrer ta voiture." Je lui répond avec un gros merci et plein de bizous. J'attends en corrigeant mes copies. Le remorqueur avait du diesel mais savait seulement comment redémarrer des camions...

J'appelle l'homme de ma vie pour échanger la Jetta contre la Passat mais il travaille ce matin. C'est impossible. Il est 7h45. Je décide de remettre les clefs au remorqueur avec l'adresse du garage, je prends les copies et je lève le pouce. Toute de suite, une jeune femme arrête et me prend pour m'amener jusqu'au rond point à 30 km plus loin. Elle me raconte que ce matin-là, elle est sortie de ses habitudes et qu'elle est très contente de rendre service.

Pendant que nous parlions, je prépare ma pancarte avec ma destination écrite dessus en gros caractères. Je me suis installée, sur le bord de la chaussé où les voitures peuvent arrêter. J'ai compté 20 voitures et deux camions. Une voiture blanche, toute propre, avec une jeune dame dans la cinquantaine m'a embarqué pour me reconduire à mon travail. Pourtant elle travail dans le village à 20km avant. J'ai pris soin d'appeler à mon école pour que ma porte de classe soit ouverte. Je suis arrivée au son de la première cloche. Ma nouvelle amie m'a précisée qu'elle retournait en ville et de l'appeler avant 16h30 si je voulais revenir avec elle.

C'est une drôle de journée. À la polyvalente, c'est la journée des finissants. Il y a une foule d'activités et l'école est en fleurs du printemps tellement elle est colorée. Les jeunes s'amusent à s'arroser devant la porte principale et beaucoup sont mouillée de la tête aux pieds. Moi, en entrant, j'ai enseigné mes derniers cours de l'année, ce vendredi. Peut être les derniers cours de ma vie.

Au retour, mon amie va m'aider, si elle le veut et si le cœur lui en dit, lorsque je serai fixé à une date précise, à faire ma robe de mariée.

Ma fin de semaine, finalement, ne s'est pas si mal commencée.

dimanche 8 mai 2011

Toute seule

Je me sens grande. Je me sens forte.
Je m'étonne parfois de me voir solide pour affronter les briques qui me tombent sur la tête.
Ce soir, la vaisselle est propre.
Ce soir, mon corps et mes cheveux sentent la propreté.
Ce soir, il n'y a pas eu de cri, de pleur ou de "rouspetage" pour l'heure précis des dodos.
Ce soir, j'ai du linge qui sèche sur la corde dehors.
Ce soir, j'ai un ensemble de patio installé.
Ce soir, nous avons un souper de prêt pour demain.
Demain, les enfants sont organisés.
Demain, je vais faire une énorme journée.
Demain, je vais survivre.

Nous avons fêté au brunch de l'hotel et nous avons profité de la piscine. Nous avons fait de la musique. J'ai eu une contravention. Je me suis payée un bel oiseau. Je l'ai appelé Bibitte. Ça fera bien. On ne sait pas si c'est une femelle ou un mâle.

Samedi, je pleurais de tout mon corps quand j'ai appris que mon amoureux ne reviendrait pas avant la semaine prochaine. Comment m'organiser avec tout la logistique et mes enfants? La montagne est trop grosse et je ne pourrait pas la gravir. J'ai mal à la hanche gauche. J'ai mal a mon cœur. Je me sens très seule, forte mais seule. Pis je regarde des photos sur la page de Facebook de mon amoureux. J'ai un sentiment amer. J'ai l'impression qu'il va rester là-bas. Il a l'air bien. C'est magnifique les îles de la Madeleine. Pourquoi reviendrait-il? Il est bien dans son travail mais je ne comprends pas pourquoi il a dit oui à ce contrat. Peut être qu'il n'a pas assez voyager dans sa vie. En tout cas, c'est moi qui paye (au sens figuré).

Je suis fatiguée.

lundi 2 mai 2011

Jour le plus difficile de ma vie de mère

Ce matin, j'ai fait quelque chose qui n'était pas mon choix. "À contre-cœur": mots qui résonnent dans ma tête.

J'ai dû préparer ma journée plus tôt. J'ai tout embarqué dans l'auto: mon sac de correction, mon sac à lunch, le sac de ma petite cocotte qui devait contenir ses vêtements de la journée et des vêtements de rechange, les cafés et mon déjeuner. J'ai enroulé ma petite toute endormie dans la doudou loup et je l'ai transporté dans son siège d'auto. Quand je l'ai attaché, elle m'a regardé puis m'a dit:"Je t'aime maman". Elle me le dit à chaque jour quand je l'accompagne pour s'endormir. C'est rare qu'elle peut me le dire la matin. Je suis toujours partie à cette heure, d'habitude. Cette semaine, cette vie monoparental est hors de l'habitude.
J'ai roulé vers ma gardienne. J'ai mis le sac de vêtement devant la porte. Faire deux voyages. J'ai pris ma petite comme un bébé, ce qu'elle n'est plus à trois ans et je l'ai déposé dans les bras de sa gardienne. Ma petite dernière m'a demandé un bisou et un calin, puis je suis partie pour le travail.

J'ai roulé vers le semblant d'autoroute. J'ai pleuré, d'un bout à l'autre. J'écris et je sens un serment dans le thorax, un gros "môton".

Je vais m'en remettre. J'ai encore 4 jours à vivre à ce rythme. Je ne voulais pas me retrouver comme ça. Je n'ai pas décider d'être seul avec une enfant de trois ans quand j'ai décidé de retourner au travail. Quand nous avons décidé d'avoir un enfant, mon conjoint et moi, c'était la même chose: on s'en occuperait à deux.

Je vais m'en remettre. Donner à quelqu'un d'autre le soin d'un enfant que l'on chérit. Je me dis que je devrais être avec elle. Mais j'ai accepté un contrat. Mon conjoint aussi. Je vais le respecter. Je reste tout de même avec le sentiment amère de ne pas pouvoir grandir avec ma plus petite. On apprends tellement avec eux.

Tarte au sucre réconfortante...  Nécessaire?
Ce soir, c'est les élections canadiennes. Je n'écouterai pas jusqu'à la fin. J'ai un livre à relire qui permet d'aimer la vie malgré tout. À lire si vous trouver que la vie va trop vite: "La dernière leçon" de Mitch Albom. Demain, une autre journée va commencer. Je vais voir si je vais arrêter de pleurer avant la fin de l'autoroute.